Libérer iOS4 sur l’ipod touch 2G

août 02, 2010 in informatique

la mise à jour de l’ipod touch 2G vers iOS4.0 apporte quelques nouveautés intéressantes, mais Apple a – sans doute pour des raisons plus commerciales que techniques – verrouillé les fonctions les plus intéressantes.

Ce tutoriel explique comment tirer parti des nouvelles fonctionnalités d’iOS4 sur un iPod touch 2G. Il a été testé et fonctionne sur un ipod touch 2G modèle MC, 8GB. Les fonctionnalités ajoutées sont:

- Possibilité de modifier le wallpaper
- Multitâche
- Indication du % restant de batterie

ATTENTION, le fait de jailbreaker l’appareil annule sa garantie, et peut être illégal dans votre pays. Je ne peux être tenu pour responsable d’aucun problème qui pourrait survenir après lecture de ce tutoriel. Vous exécutez ces opérations sous votre propre responsabilité.

1. la première étape consiste à jailbreaker l’ipod. Pour cela, il faut d’abord faire une restauration depuis iTunes afin de le remettre dans son état initial. Ensuite,
- Mettre l’ipod en mode Avion.
- Allez dans les settings de safari, et acceptez toujours les cookies
- Effacez le cache et les cookies de safari
- Allez sur http://www.jailbreakme.com depuis l’ipod en wifi, et jailbreakez.

2. Avec par exemple iPhonebox, allez dans \System\Library\CoreService\SpringBoard.app
Editez le fichier « N72AP.plist », en ajoutant les lignes suivantes dans la rubrique « capabilities »:
multitasking

homescreen-wallpaper

gas-gauge-battery

3. Il faut ensuite supprimer les images suivantes, qui ralentissent le système. Dans \System\Library\CoreService\SpringBoard.app:

WallpaperGradientLandscapeBottomT.png
WallpaperGradientLandscapeTopT.png
WallpaperGradientPortraitBottomT.png
WallpaperGradientPortraitTopT.png
WallpaperIconDockShadow.png
WallpaperIconDockShadowT.png
WallpaperIconShadow.png
WallpaperIconShadowT.png

4. Editez /Applications/Preferences.app/General.plist. Cherchez la chaîne « USAGE« .
- supprimez le « requiredCapabilities » et le « array » correspondant.

Rebootez ensuite votre ipod touch, et voilà.


Inception: deception

juil 24, 2010 in cinéma


Grosse déception que cet Inception, film-événements de l’été que j’attendais avec une certaine impatience. Un film au démarrage poussif, compliqué sans être complexe, et qui ne parvient jamais « à prendre ». C’est long, très long, et on s’ennuie franchement en se tortillant sur son siège. Un mauvais film devient-il un chef d’oeuvre à partir du moment ou il est tellement compliqué qu’il parvient à masquer le vide de son scenario ?

Le plus gros problème me semble être cette hybridité des genres: ni vraiment film d’action, ni vraiment poésie onirique, ni vraiment film romantique… Il y a un peu de tout dans Inception, mais on reste sur sa faim tant il aurait fallu explorer chacun des thèmes plus en profondeur. Servi par des images il est vrai extraordinaires, le thème classique du dialogue rêve-réalité est abordé à la manière d’une sorte de jeu vidéo (passer du niveau trois pour aller chercher les morts et les ramener au niveau deux…), sans fantaisie ni réelle créativité. Voilà pourtant une thématique qui ouvres sur toutes les folies, qui aurait permis d’emmener le spectateur dans des univers vraiment étranges, poétiques ou inquiétant, dans les méandres du psychisme. Rien de tout cela, ou si peu dans Inception: impression de travail bâclé. Comme d’autres, ce film tombe dans le piège de « l’effet avatar »: tout miser sur les images, en mettre plein la vue, en espérant que cela suffise à compenser les faiblesses de l’ensemble. Mais les effets spéciaux ne se suffisent jamais à eux-même, et un bon scenario reste l’une des conditions primordiales d’un bon film.

Au niveau des scènes d’action, qui composent le plus gros du film, il n’y a à nouveau aucune créativité. Le réalisateur enchaîne clichés sur clichés (l’éternelle course de voiture sur l’autoroute, les fusillades dans la neige…), de sorte qu’on a l’impression de regarder un film déjà vu cent fois (la ressemblance avec les derniers James bond est frappante). En quoi ces scènes servent-elles l’histoire ? Dans la tradition des blockbusters américains de base, ca bastonne, ca bourrine de tous les cotés, ca explose de partout, sans logique, sans but. Et lorsque, comme aux galeries Pathé de Lausanne, le son est * vraiment * trop fort (ça tombe bien, la musique est insupportable), ça en devient carrément pénible. Et ca dure 2h30. Quant à la fin ouverte, qu’on attendait évidement depuis les premières minutes, elle est aussi grossière que les applaudissements de la salle ou la prestation de Marion Cotillard. Enormes ficelles.

J’avais bien aimé Shutter Island, qui abordait le thème du rêve et de la réalité de manière infiniment plus efficace et moins alambiquée. Difficile de comprendre ce que Léonardo di Caprio, l’un des meilleurs acteurs du moment, vient faire dans ce film tape-à-l’oeil, lourdingue et prévisible.

Une arnaque à éviter! Note: 2/5


OGM de Pully attaqués à l’herbicide

juin 30, 2010 in Politique, écologie

herbicide

Il y a quelques jours, le champ expérimental OGM de Pully a été attaqué à l’herbicide par des inconnus. Une belle réponse, nécessaire et légitime, à ces expérimentations d’apprentis-sorciers préparant la privatisation du vivant sous couvert de recherche scientifique. Le tout, bien entendu, se déroulant sous le regard très intéressé des multinationales de l’agro-chimiques, lesquelles sont d’ailleurs – comme ne cessent de le dénoncer les opposants – partie prenante au projet via les mandats privés du Prof. Gruissem.

Il y a quelques jours, et dans le cadre de l’impressionnante campagne de com’ entourant ces essais, le responsable pulliéran M. Schori se félicitait dans la presse de la prétendue acceptation des OGM par les riverains. Quelques semaines après le magnifique succès de la deuxième édition du pique-nique anti-OGM, il fallait oser ! Des centaines de personnes manifestant pour la deuxième année consécutive, dans la bonne humeur et la détermination, leur opposition à vos recherches : voilà ce qu’il en est, Monsieur Schori, de l’acceptation des riverains !

La propagande médiatique – parcequ’à ce stade de mensonge et de déinformation, il n’y a pas d’autres mots – orchestrée par les chercheurs met en lumière le sens réel de ces expériences : habituer la population à « vivre avec » et tester les moyens d’intervention sociale sur cette question.

On ne le répétera jamais assez : à Pully, le volet « biologique » du programme est tout à fait accessoire. Ici, on teste moins la résistance du blé aux champignons que la résistance de la population. Une recherche sociologique en plein champ, en quelque sorte, qui doit permettre de prendre la température de la population dans la perspective de la culture et de la commercialisation des OGM à moyen-terme, une fois le moratoire terminé. Il suffit de lire les différents projets du PNR59 (programme de recherche incluant les essais de Pully) pour comprendre où veulent en venir les chercheurs : « Comment le dialogue avec le public sur la génie génétique doit-il être conçu? », « Génie génétique dans les écoles », ou encore « Existe-t-il une plante génétiquement modifiée acceptable sur le plan social? »… L’objectif est on ne peut plus clair : imposer les OGM à la population, et s’en donner les moyens par des recherches sociologiques.

A ce titre, la résistance citoyenne, dont l’attaque récente à l’herbicide est une belle démonstration, est d’autant plus nécessaire. A Pully comme ailleurs, vive les résistances !


Merci, Yvan Perrin !

juin 21, 2010 in Politique

Le procès en sorcellerie intenté à Eveline Widmer-Schlumpf et à sa section cantonale avait déjà permis, à l’époque, de guigner par le trou de serrure de l’arrière-cuisine UDC, et d’humer prudemment les relents d’égout qui y flottaient.

Ce week-end, c’est au tour du vice-président Yvan Perrin d’avoir soulevé la lunette; le neuchâtelois – il n’est jamais trop tard pour bien faire – venant en effet de comprendre que le rôle de son groupe parlementaire consiste à exécuter les décisions reçues du Conseil d’administration de l’UBS, avec le sourire et en se la coinçant, s’il vous plaît. Une attitude de soumission de plus en plus difficile à supporter pour Perrin: on veut bien être le vice-président des porteurs d’eau attitrés de la Bahnhofstrasse, on attend tout de même, eu égard à l’ingratitude de la tâche, un minimum de considération. Agir en laquais n’empêche pas de quémander quelques miettes de respect.

Si je ne suis pour ainsi dire jamais d’accord politiquement avec Yvan Perrin, il faut reconnaître à l’homme une certaine indépendance de pensée, suffisamment exceptionnelle au sein du groupe UDC pour être saluée. Le vice-président avait, par exemple, fait preuve d’une bien insolente audace en défendant le PACS au sein du parti au bouc, suscitant au passage interrogations et ragots de bas étage sur son orientation sexuelle.

Pour tout dire, la démission du neuchatelois est salutaire, car elle éclaire plusieurs aspects du fonctionnement interne de l’UDC. Elle révèle d’abord – mais avions-nous besoin d’une nouvelle démonstration – le niveau extraordinaire d’asservissement du parti d’extrême-droite aux banques et à la finance zurichoise. Et gare à celui qui ose contester les ordres des bailleurs de fonds, ou faire preuve d’un minimum d’esprit critique: le remontage de bretelles est immédiat, les sanctions sans appel. Le témoignage d’Yvan Perrin illustre ensuite le culte de la personnalité entourant le lider blochero. En pointant du doigt les revirements et autres retournements de vestes du guide suprême, Perrin a sans doute franchi la ligne rouge: on ne saurait remettre en cause la parole du prophète, cette sorte de demi-Dieu aux décisions incontestables (variante casque-à-boulons de l’infaillibilité pontificale). Et tant pis si Blocher, plus darbellayien que Darbellay, virevolte empalé sur sa tige métallique telle une girouette devenue folle, au gré des consignes reçues des parrains de l’UBS. Enfin, la démission du Vice-président donne raison à celles et ceux, nombreux, qui voient dans l’UDC un danger pour notre système politique: les méthodes autoritaires du parti brun ne laissent en effet planer aucun doute sur sa conception de la démocratie et sur le type de traitement qu’il réserve aux brebis égarées.

Merci donc à Yvan Perrin d’avoir jeté une lumière, certes crue mais nécessaire, sur le « blochérisme réellement existant ». Et lorsque les informations proviennent de l’intérieur, elles n’ont que plus de valeur.


Conversion de video

juin 19, 2010 in informatique

Un freeware bien sympa, sous Windows, pour effectuer vos conversion entre différents types de videos:
Prism video convertor