JO d’hiver: ni à Annecy, ni ailleurs !
fév 11, 2010 in Politique, écologie
Le grand cirque olympique – cette sauterie entre élites censée témoigner d’un « engouement populaire » – remis en branle pour deux semaines, saluons la lutte fort peu médiatisée du « comité anti olympique d’Annecy » contre l’attribution des JO 2018 à la « Venise des Alpes ».
Parmi les arguments avancés contre la tenue des JO en Haute-Savoie, le comité met en avant la pollution colossale (effet de serre produit par les déplacements depuis l’étranger, tonnes de produits publicitaires et de déchets, projets routiers, parkings), le gaspillage ahurissant d’eau (les JO de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants pendant un an) ou la défiguration du relief naturel. Les coûts exorbitants – assumés bien entendu par les contribuables – sont également dénoncés : les grenoblois ont par exemple payé « leurs » jeux pendant 27 ans. A Albertville, le déficit s’est monté à 42 millions d’euros.
Sur le plan social, les JO font exploser les prix du foncier, chassant les pauvres des centres villes concernés. Les emplois créées provisoirement sont souvent précaires (interim, heures sup’).
Les JO sont aujourd’hui l’expression la plus inique du sport-business. On avait promis la démocratie après Pékin : qu’en est-il ? Quid des journalistes, blogueurs, opposants arrêtés avant les jeux ? Quid des populations Coast Salish, St’at’imc et Squamish de Vancouver ? « Leur choix de tenir les Olympiques sur nos terres rend celles-ci accessibles et vulnérables, ainsi que nos sites sacrés et nos territoires médicinaux, » dit Kanahus Pellkey. Pas de jeux sur des terres volées !
Quant à notre pays, s’il revenait à swissolympic l’idée de proposer une nouvelle candidature helvétique, que ces gens soient assurés de trouver en face d’eux des opposants déterminés.





