AGT – POP: proposition No.1

Lundi, août 6th, 2007 @ 19:26 | Politique

Dans le cadre des éléctions fédérales d’automne 2007, je présenterai sur ce blog quelques unes parmi les propositions et idées d’A Gauche Toute! / POP & Gauche en mouvement pour la Suisse.

Première proposition: un salaire minimum légal à 3500.- net par mois.

Erratum: Dans la vidéo, je parle des 25 Etats qui composent l’Union européenne. C’est une erreur, ils sont bien entendu 27. Mea culpa

3 Responses to “AGT – POP: proposition No.1”

  1. Samuel David Says:

    La proposition part de très bonnes intentions, mais elle aura exactement l’effet inverse, parce que certains employeurs (je pense surtout aux PME, qui offrent la plus grande partie des places de travail) n’arrriveront pas à payer leurs employés 3500.-/mois, et la seule solution qui s’offrira à eux c’est…de les licencier, simplement pour que l’entreprise continue à tourner. Cette mesure va donc se retourner contre ceux qu’on voulait protéger au départ. D’autre part, il n’y a jamais d’argent qui tombe du ciel (excuse-moi l’expression): l’augmentation des coûts de production engendrée par les salaires sera reportée sur le consommateur final et si le salarié de l’entreprise X verra son salaire un peu augmenter, cette augmentation sera compensée par une augmentation du prix du pain, du lait, etc… On revient donc à la case départ, et en plus on aura fait augmenter le chômage (c’est malheureux, mais c’est l’effet mathématique de telles propositions).

  2. Samuel David Says:

    P.S: Pour les salaires des « top-managers », je partage ton indignation. Il serait temps de faire appel au sens éthique des Vasella, Ospel et cie ou alors de revoir la façon dont ces « top-managers » sont rémunérés (par exemple en redonnant un pouvoir de contrôle accru aux actionnaires sur ces questions).

  3. Julien Sansonnens Says:

    Salut Samuel,
    Comme tu le sais, l’économie se porte bien: les carnets de commandes sont remplis, y compris pour les PME qui constituent, tu le soulignes, l’essentiel du tissu économique. Si une proposition telle que celle-ci pourrait paraitre « déplacée » en période basse conjoncture, nous en sommes très loin aujourd’hui.

    Il est possible que certaines entreprises ne puissent pas « offrir » un salaire de 3500 net par mois à leur(s) employé(s). Au vu des résultats économiques des entreprises suisses, on peut penser qu’il s’agit d’une minorité d’entre elles. Si l’on considère qu’un salaire de 3′500.- est un minimum pour « vivre », cela veut dire que de toute manière ces personnes qui travaillent avec un salaire inférieur sont ces fameux 200′000 à 300′000 working poors. Est-il acceptable que dans un pays aussi riche que la Suisse, on ne puisse pas vivre de son travail ? Est-il vraiment mieux d’être un working-poor et de devoir demander l’aide sociale que d’être au chômage ?

    Par ailleurs, ton argument sur l’augmentation du prix du lait et du pain ne tient simplement pas debout. En 2006, les salaires des cadres supérieurs ont bondi de 4.5% (alors que le salaire moyen progressait de 1.2%). Entre 2003 et 20006, les salaires des managers ont progressé de 66% (employés: +0.8%). Il ne s’est pas trouvé grand monde parmi les libéraux pour crier à la hausse des prix… qui par ailleurs ne s’est pas vérifiée.

    Enfin, tu soulignes souvent le besoin d’éthique dans les rapports économiques. C’est une bonne intention, mais qui bute face à la réalité de ce qu’est l’économie, sans même parler de la nature humaine… Le capitalisme n’a que faire d’éthique, et c’est bien normal. Ca n’est pas d’éthique dont nous avons besoin, mais de régulations, de lois, de contre-pouvoirs, d’un Etat régulateur fort.. En clair, de tout ce qui fait horreur aux néolibéraux…
    Un pouvoir n’est arrêté que lorsqu’il bute contre un autre pouvoir.

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