Archive for the 'cinéma' Category

Inception: deception

juil 24, 2010 in cinéma


Grosse déception que cet Inception, film-événements de l’été que j’attendais avec une certaine impatience. Un film au démarrage poussif, compliqué sans être complexe, et qui ne parvient jamais « à prendre ». C’est long, très long, et on s’ennuie franchement en se tortillant sur son siège. Un mauvais film devient-il un chef d’oeuvre à partir du moment ou il est tellement compliqué qu’il parvient à masquer le vide de son scenario ?

Le plus gros problème me semble être cette hybridité des genres: ni vraiment film d’action, ni vraiment poésie onirique, ni vraiment film romantique… Il y a un peu de tout dans Inception, mais on reste sur sa faim tant il aurait fallu explorer chacun des thèmes plus en profondeur. Servi par des images il est vrai extraordinaires, le thème classique du dialogue rêve-réalité est abordé à la manière d’une sorte de jeu vidéo (passer du niveau trois pour aller chercher les morts et les ramener au niveau deux…), sans fantaisie ni réelle créativité. Voilà pourtant une thématique qui ouvres sur toutes les folies, qui aurait permis d’emmener le spectateur dans des univers vraiment étranges, poétiques ou inquiétant, dans les méandres du psychisme. Rien de tout cela, ou si peu dans Inception: impression de travail bâclé. Comme d’autres, ce film tombe dans le piège de « l’effet avatar »: tout miser sur les images, en mettre plein la vue, en espérant que cela suffise à compenser les faiblesses de l’ensemble. Mais les effets spéciaux ne se suffisent jamais à eux-même, et un bon scenario reste l’une des conditions primordiales d’un bon film.

Au niveau des scènes d’action, qui composent le plus gros du film, il n’y a à nouveau aucune créativité. Le réalisateur enchaîne clichés sur clichés (l’éternelle course de voiture sur l’autoroute, les fusillades dans la neige…), de sorte qu’on a l’impression de regarder un film déjà vu cent fois (la ressemblance avec les derniers James bond est frappante). En quoi ces scènes servent-elles l’histoire ? Dans la tradition des blockbusters américains de base, ca bastonne, ca bourrine de tous les cotés, ca explose de partout, sans logique, sans but. Et lorsque, comme aux galeries Pathé de Lausanne, le son est * vraiment * trop fort (ça tombe bien, la musique est insupportable), ça en devient carrément pénible. Et ca dure 2h30. Quant à la fin ouverte, qu’on attendait évidement depuis les premières minutes, elle est aussi grossière que les applaudissements de la salle ou la prestation de Marion Cotillard. Enormes ficelles.

J’avais bien aimé Shutter Island, qui abordait le thème du rêve et de la réalité de manière infiniment plus efficace et moins alambiquée. Difficile de comprendre ce que Léonardo di Caprio, l’un des meilleurs acteurs du moment, vient faire dans ce film tape-à-l’oeil, lourdingue et prévisible.

Une arnaque à éviter! Note: 2/5

Whatever works

août 13, 2009 in cinéma

Très, très bonne surprise que ce « whatever works », dernier film de Woody Allen. L’histoire d’une rencontre entre Boris Yelnikoff, excentrique professeur d’échecs d’une soixante d’années, et la jeune Melodie Saint Anne Celestine. Rencontre improbable d’un intello cynique et d’une plouc tout juste débarquée de son Mississipi natal, le film met en scène une série de personnages à la recherche d’eux-mêmes. Un scénario riche en rebondissements et un très bon jeu d’acteurs pour un film très drôle, même si on regrette parfois le coté un peu téléphoné de certaines répliques et situations.

Avant tout un hymne à la diversité et à l’ouverture, whatever works constitue également une critique au vitriol de notre société: à travers les yeux de Boris, c’est toute la médiocrité de notre quotidien qui est mise en lumière.

Woody Allen parvient au final à conjuguer amour et humour, même si on regrette tout de même parfois que toute cela sente un peu l’eau de rose et les bons sentiments. les « clichés », pourtant dénoncés par Boris, sont parfois au rendez-vous… A ne pas rater néanmoins !

Note: 4/5

Le premier jour du reste de ta vie

sept 07, 2008 in cinéma

Un beau film, trop long, qui raconte l’histoire d’une famille à travers quelques évènements marquants. Malheureusement, le film pêche par la surenchère de (bons) sentiments et la prévisibilité du scénario. Plutôt que de creuser une thématique ou de développer plus en profondeur la psychologie des personnages, Rémi Bezançon prend le risque de « noyer » le spectateur sous la force des divers événements… On aurait aimé quelque chose de plus banal, mais exploré plus en profondeur. La relation père-fils, ou grand-père fils aurait mérité d’être plus fouillée. De même la psychologie du médecin, dont on aurait aimé qu’elle soit plus sombre, plus complexe… Malgré ces points faibles, c’est un très bon moment de cinéma (très français!), et on peut certainement se retrouver quelque part dans cette famille attachante.

Note: 3/5

Hallam Foe

août 03, 2008 in cinéma

Mouais… bof bof… J’en attendais beaucoup (peut-être parcequ’il est programmé au city club et au Bellevaux, marque de qualité), et j’ai été assez déçu.
Note: 2/5

Le voyage aux Pyrénées

août 03, 2008 in cinéma

Ha.. ben ça faisait longtemps.

Longtemps que je n’étais pas sorti d’une salle de ciné en ayant l’impression, pas si désagréable que cela d’ailleurs, d’avoir assisté à la projection d’un véritable navet… car « le voyage aux Pyrénées » est probablement le plus mauvais film que j’ai vu depuis longtemps, et peut-être le film français le plus foireux de cette année. En clair, j’ai détesté, ce qui ne m’a pas empêché de me poiler un certain nombre de fois, autant par dépit que parceque la situation m’amusait. Je dois dire que je suis sorti de la salle avec un grand sourire, ce qui ne semblait pas être le cas des nombreux spectateurs ayant décampé durant la séance.

En clair, tous les ingrédients – et c’est plutôt rare – sont réunis pour obtenir un film raté: d’abord, Sabine Azéma est insupportable. Elle joue mal (si), semble s’ennuyer, et n’existe que par les hurlements franchement pénibles qu’elle distille pendant le film… Ensuite, scénario pourri, mauvaise mise en scène, longueurs interminables de certaines scènes, intellectualisme neuneu, dialogues téléphonés, aucune émotion, aucune sensation, photographie tout juste correcte, musique sans plus, pas de sens, rien à retenir, pas même du second degré, à moins que si peut-être… Le tout servi dans un mélange des genres qui, bien loin d’apporter liberté et originalité, n’amène que confusion, malaise et incompréhension chez le spectateur.

Autant le cinéma français peut produire des merveilles, et c’est bien souvent le cas, autant ce genre film « d’auteur », prétentieux et bobo-intello relève de l’ineptie, voire du pur et simple foutage de g… J’aurais bien envie de vous dire de fuire absolument, mais je préfère vous conseiller d’aller le voir.. parcequ’on en voit peu, des comme ca :) Au final, note de 1/5