Archive for the 'écologie' Category

OGM à Pully: semer l’avenir !

mar 06, 2010 in Politique, écologie

Les expérimentations OGM se poursuivent à Pully… la résistance aussi !

L’association « semer l’avenir », le POP section Lavaux-Oron et les Verts vous invitent à venir semer l’avenir, le

SAMEDI 20 MARS 2010, 11H30, A PULLY

Le principe ? Semer du blé non-OGM sur une parcelle. Les participants vivent lors du semis un acte symbolique et archétypique d’autant plus fort qu’il est simple ; ils pénètrent dans le cycle d’une culture qui deviendra pain, nourriture de base par excellence. Ce que nous semons aujourd’hui nous le mangerons demain. Ensemble, nous vivons la responsabilité entre producteurs et consommateurs, entre ville et campagne, entre les générations.

Nous pique-niquerons, sous les notes de musiques de Michel Bühler et François Vé.

JO d’hiver: ni à Annecy, ni ailleurs !

fév 11, 2010 in Politique, écologie

Le grand cirque olympique – cette sauterie entre élites censée témoigner d’un « engouement populaire » – remis en branle pour deux semaines, saluons la lutte fort peu médiatisée du « comité anti olympique d’Annecy » contre l’attribution des JO 2018 à la « Venise des Alpes ».

Parmi les arguments avancés contre la tenue des JO en Haute-Savoie, le comité met en avant la pollution colossale (effet de serre produit par les déplacements depuis l’étranger, tonnes de produits publicitaires et de déchets, projets routiers, parkings), le gaspillage ahurissant d’eau (les JO de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants pendant un an) ou la défiguration du relief naturel. Les coûts exorbitants – assumés bien entendu par les contribuables – sont également dénoncés : les grenoblois ont par exemple payé « leurs » jeux pendant 27 ans. A Albertville, le déficit s’est monté à 42 millions d’euros.

Sur le plan social, les JO font exploser les prix du foncier, chassant les pauvres des centres villes concernés. Les emplois créées provisoirement sont souvent précaires (interim, heures sup’).

Les JO sont aujourd’hui l’expression la plus inique du sport-business. On avait promis la démocratie après Pékin : qu’en est-il ? Quid des journalistes, blogueurs, opposants arrêtés avant les jeux ? Quid des populations Coast Salish, St’at’imc et Squamish de Vancouver ? « Leur choix de tenir les Olympiques sur nos terres rend celles-ci accessibles et vulnérables, ainsi que nos sites sacrés et nos territoires médicinaux, » dit Kanahus Pellkey. Pas de jeux sur des terres volées !

Quant à notre pays, s’il revenait à swissolympic l’idée de proposer une nouvelle candidature helvétique, que ces gens soient assurés de trouver en face d’eux des opposants déterminés.

La voiture nucléaire.

nov 22, 2009 in écologie

Elle avait apparemment tout pour plaire : peu polluante, silencieuse, futuriste, la voiture électrique allait s’imposer comme l’engin motorisé du XXIème siècle, pour le plus grand bien de nos poumons et de la planète.

Reste qu’à y regarder de plus près, l’enthousiasme doit être relativisé. En Suisse, la voiture électrique est en partie une voiture atomique, dans la mesure où notre pays produit 40% de son électricité à partir de centrales nucléaires. Faut-il rappeler qu’à ce jour, et sans doute pour longtemps encore, il n’existe aucune solution au problème des déchets radioactifs ? Ailleurs dans le monde, c’est aussi avec du charbon que l’on produit de l’électricité, de sorte que les émissions de CO2 d’une voiture électrique sont supérieures à ce qui serait engendré en consommant directement du pétrole.

Pour fonctionner, une voiture électrique a besoin d’importantes batteries. Leur production nécessite l’utilisation de produits chimiques et autres métaux lourds extrêmement polluants, dont le recyclage est problématique. Le lithium, ressource non renouvelable, se raréfie.
Ainsi, un comparatif mené par le cabinet indépendant CNW Marketing Research montre que si on tient compte de la totalité du cycle de vie, un Hummer H3 est moins polluant qu’une Toyota Prius. Etonnant, non ? Il faudrait également parler du surpoids induit par la technologie électrique, et qui péjore fortement le bilan énergétique de ces véhicules prétendument « verts ».

Au final, en termes de pollution, les enjeux soulevés par la généralisation des voitures électriques feront passer la question de la fin du pétrole pour une aimable plaisanterie.

Billet paru dans Gauchebdo

L’arnaque Hulot

nov 01, 2009 in écologie

A quelques semaines d’intervalle, deux films « écologistes » sont sortis en salles.

Le premier est signé Yann Arthus-Bertrand, photographe ayant couvert pendant dix ans cette grande épopée verte qu’est le Paris-Dakar. Sur les 12 millions qu’ont coûtés le film, 10 ont été réglés par le groupe PPR du milliardaire François Pinault (Gucci, Yves Saint-Laurent, Puma, FNAC, Conforama, …)

Le deuxième, « Le syndrome du Titanic », est l’œuvre du sympathique Nicolas Hulot, l’une des personnalités les plus populaires d’Hexagone. Ici aussi, les sponsors – pardon, les « mécènes » – sont au rendez-vous : Orange, TF1, L’Oréal… Des multinationales dont l’engagement pour la planète confine parfois au fanatisme.

Le point commun entre ses deux longs-métrages ? C’est notre faute. Nous sommes coupables, individuellement, des dégâts causés à la Terre. Les déchets radioactifs ? EDF finance les films ! Les transports de marchandises à travers la planète ? Motus. La responsabilité des multinationales dans le pillage des ressources naturelles ? Silence radio. Au final ? Deux beaux films, parfaitement lisses, qui ne dérangeront rien ni personne.

Il n’a pas froid aux yeux, Hulot. En 2008, il s’envoyait en l’air en avion de chasse pour son émission « Ushuaïa », brulant en quelques minutes la consommation en pétrole d’un pavillon pendant cinq ans. Ce qui n’empêche pas l’animateur, payé par TF1 30′000 euros par mois pour quatre émissions annuelles, d’exhorter les pauvres-qui-n’y-comprennent-rien à réduire leurs émissions de CO2…

Symbole de l’éco-tartufferie de droite, caution écolo du sarkozysme, Nicolas Hulot a pour mandat de repeindre en vert le productivisme capitaliste. Lui et les siens sont aujourd’hui des obstacles sérieux à la transformation, toujours plus urgente, de nos modèles de société.

jesus Hulot
image gracieusement piquée sur l’excellent « Pacte contre Hulot« 

Un Vert au Conseil fédéral ? C’est pour bientôt!

oct 21, 2009 in Politique, écologie


Ils trépignent, s’agitent et se pressent: l’attente est bientôt terminée. Un Vert entrera prochainement au Conseil fédéral.

Devant l’urgence des échéances climatiques, la droite aurait-elle admis la nécessaire inflexion écologique de la politique helvétique ? Pas exactement. Face à la prochaine pénurie de pétrole, les bourgeois aurait-ils compris qu’il est urgent de réfléchir à de nouveaux modèles de société ? Nullement. Un Vert entrera au Conseil fédéral parceque c’est dans l’intérêt de la droite, qui dispose depuis toujours – c’est à dire depuis 1848 – d’une majorité lui permettant de choisir celles et ceux avec lesquels elle entend diriger le pays.

La droite impose deux uniques conditions aux formations revendiquant un siège au Conseil fédéral: disposer d’un certain poids politique validé par l’élection, et présenter un programme politique compatible avec les intérêts du capital helvétique. La première condition est aujourd’hui en passe d’être remplie, les Verts étant devenus un parti national obtenant des résultats électoraux importants. Quant à la deuxième, l’encadrement Vert travaille avec zèle à sa réalisation. C’est bien dans l’optique d’une candidature permanente au gouvernement fédéral qu’il faut interpréter les profondes inflexions idéologiques ayant lieu depuis quelques temps chez les Verts. Partout, les directions s’activent à rendre acceptable le programme et les visions politiques, ne cessant de donner des signes de bonne volonté aux bourgeois.

A Genève, le Vert David Hiler proposait de faciliter l’établissement de Hedge Funds. La crise économique actuelle ayant en partie été provoquée par ce type de structure financière, Monsieur Hiler se fait désormais plus discret… ce qui ne l’empêche pas d’être félicité par le libéral Mark Muller pour sa politique « qu’on ne peut qualifier de gauche ». Dans le canton de Vaud, l’aile droitière des Verts, représentée notamment par Daniel Brélaz, travaille également – et de longue date – à délester le parti de toute velléité de transformation sociale.

La situation actuelle, toute proportion gardée, est identique à celle vécue par le parti socialiste. L’entrée du PS au gouvernement en 1943 n’avait pu être possible qu’au prix de l’abandon par ce dernier de toute volonté révolutionnaire, une position qui – mais faut-il le souligner – perdure jusqu’à aujourd’hui. Depuis lors, la cooptation de représentants de l’aile droite du PS s’est avérée une excellente opération politique pour les possédants, permettant à la fois d’affaiblir la base combative et de maintenir la fiction d’un « intérêt supérieur » du pays, hors du clivage gauche-droite – ce qu’on nomme la « concordance ».