Les « mouvements citoyens », au service du pouvoir, évidement.

Mardi, mars 9th, 2010 @ 21:49 | Politique

Saluons l’excellent travail effectué par l’équipe de « mise au point » (TSR), à propos des « mouvements citoyens » vaudois et neuchâtelois. Voilà un réel travail d’enquête, voilà des journalistes qui ne se contentent pas de lire la première page d’un site web, mais ont cherché à comprendre les sources idéologiques, les références intellectuelles, les connexions internationales des jeunes disciples d’Eric Stauffer.

Les masques tombent. A Genève, les appels du pied à Blocher rappellent que le MCG, né « mouvement blochérien », ne se distingue de l’UDC que sur certains points marginaux. Le programme est le même, les intérêts défendus – ceux du Capital et des puissants – identiques. Seul le style et la rhétorique sociale, si typique, distinguent les deux partis. En jouant la carte de l’hystérie sécuritaire, le MCG pousse à l’adoption de politiques répressives, criminalisant les mouvements sociaux et restreignant les libertés citoyennes. En montant les Suisses contre les frontaliers, ce parti casse la solidarité du monde du travail, pourtant condition indispensable au progrès social. En stigmatisant la classe politique, forcément corrompue, il travaille à la dépolitisation et montre son visage antidémocratique et autoritaire.

Les références internationales sont riches en enseignements. L’admiration du nouveau président du mouvement citoyen neuchâtelois pour Dieudonné, « comique » ayant remis un prix au négationniste Faurisson et dont la fille a Le Pen comme parrain, illustre bien que le positionnement « ni de gauche, ni de droite » n’est qu’une supercherie.

En réalité, ces « mouvements citoyens » sont au service du pouvoir et des puissants qu’ils prétendent combattre, comme l’a toujours été l’extrême-droite.

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