mar 09, 2010 in Politique
Saluons l’excellent travail effectué par l’équipe de « mise au point » (TSR), à propos des « mouvements citoyens » vaudois et neuchâtelois. Voilà un réel travail d’enquête, voilà des journalistes qui ne se contentent pas de lire la première page d’un site web, mais ont cherché à comprendre les sources idéologiques, les références intellectuelles, les connexions internationales des jeunes disciples d’Eric Stauffer.
Les masques tombent. A Genève, les appels du pied à Blocher rappellent que le MCG, né « mouvement blochérien », ne se distingue de l’UDC que sur certains points marginaux. Le programme est le même, les intérêts défendus – ceux du Capital et des puissants – identiques. Seul le style et la rhétorique sociale, si typique, distinguent les deux partis. En jouant la carte de l’hystérie sécuritaire, le MCG pousse à l’adoption de politiques répressives, criminalisant les mouvements sociaux et restreignant les libertés citoyennes. En montant les Suisses contre les frontaliers, ce parti casse la solidarité du monde du travail, pourtant condition indispensable au progrès social. En stigmatisant la classe politique, forcément corrompue, il travaille à la dépolitisation et montre son visage antidémocratique et autoritaire.
Les références internationales sont riches en enseignements. L’admiration du nouveau président du mouvement citoyen neuchâtelois pour Dieudonné, « comique » ayant remis un prix au négationniste Faurisson et dont la fille a Le Pen comme parrain, illustre bien que le positionnement « ni de gauche, ni de droite » n’est qu’une supercherie.
En réalité, ces « mouvements citoyens » sont au service du pouvoir et des puissants qu’ils prétendent combattre, comme l’a toujours été l’extrême-droite.
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mar 06, 2010 in Politique, écologie
Les expérimentations OGM se poursuivent à Pully… la résistance aussi !
L’association « semer l’avenir », le POP section Lavaux-Oron et les Verts vous invitent à venir semer l’avenir, le
SAMEDI 20 MARS 2010, 11H30, A PULLY
Le principe ? Semer du blé non-OGM sur une parcelle. Les participants vivent lors du semis un acte symbolique et archétypique d’autant plus fort qu’il est simple ; ils pénètrent dans le cycle d’une culture qui deviendra pain, nourriture de base par excellence. Ce que nous semons aujourd’hui nous le mangerons demain. Ensemble, nous vivons la responsabilité entre producteurs et consommateurs, entre ville et campagne, entre les générations.
Nous pique-niquerons, sous les notes de musiques de Michel Bühler et François Vé.
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mar 04, 2010 in Politique
A Genève comme dans le canton de Vaud, de nouvelles prisons se construisent, ou sont en projet. Cela semble aller de soi : pour répondre à la surpopulation carcérale (l’argument « de gauche ») ou pour « remettre de l’ordre » (l’argument « de droite »), il faut bâtir plus pour enfermer plus.
De nombreux travaux scientifiques démontrent l’inefficacité, voire la contre-productivité des prisons ; qu’importe, ces questions sont marginales. Ouvrir une prison est un acte politique, une réponse immédiate à des attentes sociales, une occasion pour tel pouvoir de montrer sa « détermination » et rassurer une population travaillée au corps par des décennies d’idéologie sécuritaire. Ici plus qu’ailleurs, l’électoralisme empêche tout regard scientifique et rationnel.
Fondamentalement, comme le montre le sociologue Loïc Wacquant, la prison tend à devenir, au sein du modèle néolibéral, un instrument de traitement du chômage et de la misère : la diminution des prestations sociales et des budgets alloués à l’éducation et à la santé vont de pair avec la priorité donnée à la sécurité. Le cas des Etats-Unis est exemplaire, où les pauvres constituent la grande majorité des détenus ; une manière comme une autre de s’attaquer à la question sociale…
Une société doit, bien évidement, établir une série d’interdits, et manifester de la désapprobation sociale à l’égard de celles et ceux dont le comportement n’est pas acceptable. Reste à savoir si la prison, et notamment les longues peines, constituent un instrument adéquat. Dans sa forme actuelle, la prison renforce les comportements déviants, elle instaure une solidarité imaginaire entre délits différents. La violence des rapports humains ne permet pas la prise de conscience ou l’amendement, bien au contraire.
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fév 24, 2010 in Politique
A Vevey, certains électeurs – 1900, selon « 20 minutes » – n’ont pas reçu une partie de leur matériel de vote.
Votre serviteur, quant à lui, fait nettement plus fort, lui qui a reçu son matériel à double. Ayant déménagé au 1er février de Pully à Lausanne, la première enveloppe m’a été envoyée à ma nouvelle adresse, la seconde est arrivée quelques jours après, gracieusement réacheminée par la Poste. Tout simplement. Elle est pas belle, la vie ?
Au-delà de l’anecdote plutôt marrante, on se demande toute de même comment pareil couac est possible, et combien de personnes sont concernées lors de chaque votation. Comment l’échange des informations du contrôle des habitants s’effectue-t-il ? Quels sont les contrôles effectués ?

Et bien sûr, n’oubliez pas: le 7 mars, faites comme moi: votez NON au vol des rentes, et plutôt deux fois qu’une !
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fév 11, 2010 in Politique, écologie
Le grand cirque olympique – cette sauterie entre élites censée témoigner d’un « engouement populaire » – remis en branle pour deux semaines, saluons la lutte fort peu médiatisée du « comité anti olympique d’Annecy » contre l’attribution des JO 2018 à la « Venise des Alpes ».
Parmi les arguments avancés contre la tenue des JO en Haute-Savoie, le comité met en avant la pollution colossale (effet de serre produit par les déplacements depuis l’étranger, tonnes de produits publicitaires et de déchets, projets routiers, parkings), le gaspillage ahurissant d’eau (les JO de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants pendant un an) ou la défiguration du relief naturel. Les coûts exorbitants – assumés bien entendu par les contribuables – sont également dénoncés : les grenoblois ont par exemple payé « leurs » jeux pendant 27 ans. A Albertville, le déficit s’est monté à 42 millions d’euros.
Sur le plan social, les JO font exploser les prix du foncier, chassant les pauvres des centres villes concernés. Les emplois créées provisoirement sont souvent précaires (interim, heures sup’).
Les JO sont aujourd’hui l’expression la plus inique du sport-business. On avait promis la démocratie après Pékin : qu’en est-il ? Quid des journalistes, blogueurs, opposants arrêtés avant les jeux ? Quid des populations Coast Salish, St’at’imc et Squamish de Vancouver ? « Leur choix de tenir les Olympiques sur nos terres rend celles-ci accessibles et vulnérables, ainsi que nos sites sacrés et nos territoires médicinaux, » dit Kanahus Pellkey. Pas de jeux sur des terres volées !
Quant à notre pays, s’il revenait à swissolympic l’idée de proposer une nouvelle candidature helvétique, que ces gens soient assurés de trouver en face d’eux des opposants déterminés.

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