Nouveau dérapage au MCVD

Ce sont Eric Stauffer et Mauro Poggia qui vont être contents : la grande presse reparle du MCVD, le cousin vaudois du MCG.

Il y a quelques mois, Bernard Junod, membre du MCVD avait trouvé « marrant » de se faire photographier devant l’entrée du camp d’Auschwitz, hilare, un paquet de nouilles « nasi goreng » à la main. Cet enseignant (!) a depuis perdu son poste, mais le parti l’a maintenu comme candidat au Grand Conseil.

En 2007, un autre membre du MCVD avait écopé d’une peine de prison pour avoir peint « nègres go home » sur les murs de sa commune. Surnommé le « shérif de Bex », il a refait parler de lui récemment pour sa participation à une bagarre. On n’oublie pas non plus la révélation par la TSR, en 2010, de l’appartenance du président du MCNE de Neuchâtel à un groupuscule d’extrême-droite, jugé antisémite et homophobe dans le reportage.

On apprend aujourd’hui, par un article du « Courrier », qu’un autre candidat du MCVD au Grand Conseil a posté sur Facebook des insignes et images liées aux Waffen-SS, un « hommage rendu à une armée d’élite, une armée de milice comme celle de la Suisse » selon son auteur, Raphaël Henry.

Comme le MCG, le MCVD se prétend proche du peuple, au service des travailleurs, « ni de gauche, ni de droite ». Ces dérapages à répétition montrent où le parti puise son idéologie.

Le président du MCVD, loin de condamner les propos de M. Henry, défend son candidat, évoquant un complot médiatique ; allons donc ! En soutenant aujourd’hui Henry, comme il a soutenu hier Junod, le président du MCVD apporte la caution du mouvement à ces agissements ; en ne coupant pas les ponts avec sa section vaudoise, le MCG semble en faire de même. Les masques sont définitivement tombés.

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2 réponses à Nouveau dérapage au MCVD

  1. malade en pullover dit :

    Je ris et re-ris de « malades manteaux »… C’est Mal, que Dieu me foudroie…

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  2. Monsieur,
    je suis obligé de vous répondre où je puise mes ressources … Les communistes ont une idéologie. Une idéologie qui a fait plus de 100 millions de morts.
    Je ne défends pas une idéologie mais des personnes.
    Je tape dans google «Roland Villard et SS» et ce sont des dizaines de pages qui s’affichent.
    Ce matin, en compagnie de mes amis, dans mon église, je n’ai pu retenir mes larmes.
    En effet, je suis chagriné, je suis en colère, je suis rempli d’amertume de voir ainsi mon nom associé à deux lettres marquées par l’infamie.
    Mon engagement politique est motivé par ma foi, par l’amour de mon pays et de ma région, par l’envie de rendre service aux citoyens que je vois lutter chaque jour pour préserver leur acquis.
    Je suis peiné, car tout au long de ma vie j’ai lutté pour une société plus juste, pour une société plus humaine.
    Je me suis engagé dans la protection de l’environnement, dans le commerce équitable, j’ai travaillé pour venir en aide aux réfugiés.
    J’aime mon pays, son histoire, les différentes cultures qui le composent; je suis fils de paysan, fier et respectueux de notre terre.
    J’ai des responsabilités au sein de ma communauté religieuse, où j’exerce la fonction de secrétaire, et j’aime mon église car elle est composée de gens de nombreuses origines, notamment des africains avec lesquels je partage des rapports empreints d’amitié et d’amour fraternel. La diversité au sein de mon église représente bien la diversité au sein de notre pays, et elle est une richesse.
    Je ne pourrais jamais, mais jamais, tolérer ou laisser croire que je puisse, ne serait-ce qu’un instant, adhérer de près ou de loin à une idéologie nazie.
    Cela va contre toutes mes convictions, cela va contre ma foi, cela va contre mes croyances et contre l’idée-même que je me fais de la démocratie. Cela va contre mon pays, la Suisse.
    Mon grand-père, ainsi que de nombreux habitants de notre patrie ont lutté avec acharnement contre le régime nazi et son idéologie raciste et antisémite. Ils se sont tenus sur la brèche, prêts à se sacrifier pour leurs familles et pour notre région.
    Mes racines sont judéo-chrétiennes. Mon Seigneur est juif; il a été crucifié sous l’inscription «roi des juifs». Les premiers chrétiens étaient des juifs. Le peuple juif est le peuple qui a été élu et choisi par Dieu.
    Spirituellement, il m’est impossible de cautionner ce qui a été fait durant toute l’histoire contre les Juifs.
    La Bible par la bouche de l’apôtre Paul dit que désormais: «Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme.» Je rajouterai qu’il n’y a que des citoyens égaux. Je ne fais pas de différence, je déteste toutes ces théories fumeuses sur la supériorité de celui-ci ou de celle-là.
    Ma foi est celle de Paul, et celle-ci est je pense celle partagée par la majorité des chrétiens.
    Des millions d’hommes, de femmes, d’enfants sont morts dans les camps de concentration et pendant la guerre. Dans ces camps on n’y trouvait des Juifs, des opposants politiques, des Tziganes, des malades manteaux, des handicapés, des pasteurs et de nombreux chrétiens qui résistaient face au régime nazi.
    Le célèbre théologien chrétien protestant Dietrich Bonhoeffer est mort le 9 avril 1945 au camp de concentration de Flossenbürg. Comme beaucoup, il a donné sa vie par amour de la liberté.«Le coeur de l’homme se révèle dans la tentation et dans l’épreuve» disait-il. Quelle rôle aurions-nous tenu dans ces temps de noirceur? Nous serions-nous révélés comme des êtres courageux ou des lâches? De quelle côté notre vie aurait-elle basculé?
    Je ne pourrais le dire me concernant.
    Ma foi m’enseigne que «Tout homme est pécheur» et que nous avons tous besoin d’une forme ou d’une autre de rédemption. Nous avons tous besoin du pardon. Nous faisons tous des fautes, moi le premier.
    Je fais partie des membres fondateurs du MCVD et je n’en n’ai point honte. Mon action a toujours été guidée pour le bien des individus, par l’idée que nous devions agir pour soutenir les citoyens qui se sentaient oubliés par une classe politique qui se désintéresse de leur condition. Trop souvent, ces avocats, ces juristes, ces hommes d’affaires oublient les soucis de ceux que j’appellerais simplement les citoyennes et les citoyens.
    Comme le relevait dernièrement un député vaudois, il n’y a que 18 salariés du privé sur 150 personnes dans le Grand conseil. Il y a donc un malaise.
    - Protéger les emplois et les acquis sociaux contre le démantèlement;
    - Redonner la dignité aux personnes qui tendent la main dans la rue ou qui sont au service social (notre lutte contre la mendicité est une lutte pour protéger de pauvres gens contre l’exploitation dont ils sont les victimes);
    - Donner un avenir aux jeunes, leur offrir une formation, ainsi que leur facilité l’accès à un premier emploi;
    - Intégrer les personnes handicapées dans le monde du travail;
    - Renforcer les liens entre les générations et aider nos ainés à trouver une place dans notre société;
    - Protéger notre pays et notre démocratie directe contre les assauts de l’Union européenne;
    Voilà quelques uns de nos combats.
    J’habite un pays formidable; je n’ai pas envie de le voir sombrer comme la Grèce ou d’autres pays d’Europe. Notre démocratie est la plus élaborée sur la planète, nous bénéficions de droits qu’il faut protéger.
    En décembre 1944, Winston Churchill déclarait: «De tous les Etats neutres, c’est la Suisse qui a le plus droit à la reconnaissance. C’est un Etat démocratique, dans le camp de la liberté, décidé à se défendre lui-même au milieu des montagnes, fidèle à son idéal, et, indépendamment de son appartenance linguistique ou de la race, entièrement de notre côté.»
    C’est cette esprit de résistance et ma foi qui guident ma lutte politique. Ce sont mes convictions qui me font condamner les crimes commis par les nazis et les crimes commis par les communistes dans le monde.
    Mes convictions sont une ancre pour moi. Bien que je doute parfois de savoir si j’ai pris la bonne direction et si je ne me suis pas trompé de train, je me refuse à abandonner maintenant.
    Dietrich Bonhoeffer disait encore: «Ce serait un outrage à Dieu et au prochain que laisser l’affamé avoir faim sous prétexte que Dieu est proche de sa misère.»
    Je ne veux pas outrager Dieu, et j’ai envie de me battre pour les classes les plus défavorisées et la classe moyenne de ce pays, afin que cette dernière ne tombe pas dans la misère et la précarité.

    Roland Villard
    Président du MCVD
    Candidat au Conseil d’Etat et au Grand Conseil

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